La côte landaise en toute sécurité

Claire BécretNon classé

Informations et conseils pour connaître, apprivoiser et profiter de la côte landaise en toute sécurité

La côte Landaise c’est 106 km d’alternance entre bancs sables et baïnes, plusieurs dizaines de vagues plus ou moins vierges, des line up fréquentés d’Hossegor aux spots plus tranquilles du nord des Landes. L’accès à cette plénitude et ces sensations parfois extrêmes demande une connaissance d’un environnement diversifié, changeant qui peut devenir hostile et dangereux.  Le couple infernal, baïne et shore break, compose les risques majeurs auxquels peuvent être exposés baigneurs, nageurs et surfeurs.

Baïne et shore break : le couple infernal

La baïne : un phénomène mécanique qu’il suffit de comprendre

Le courant de baïne varie selon la forme du banc de sable. Par exemple, si le banc de sable est plutôt allongé, alors le courant en début de baïne sera parallèle à la plage et il sera facile de sortir, quelques mètres plus au sud. Au contraire si les bancs de sable sont rapprochés l’un de l’autre et plutôt en triangle, comme sur le schéma ci dessus, le courant sera perpendiculaire à la plage et tirera plus ou moins fort vers le large (en fonction de la taille/puissance de la houle, du point de marée, montante ou descendante et de l’écartement entre les bancs de sable. Plus ils sont proches plus l’effet d’aspiration est important).

En patois landais “petite bassine”, est une zone d’eau plus profonde sculptée entre deux bancs de sable (là où on a pied). L’énergie de l’océan (la houle) se déploie sur les bancs de sable et crée les vagues qui s’échouent sur la plage. Une fois l’énergie libérée, l’eau s’évacue dans les “trous d’eau” et repart vers le large en suivant la forme du couple inséparable “banc de sable/baïne”. Ce phénomène d’évacuation d’eau (le courant de baïne) s’accentue plus ou moins en fonction des marées, de l’espacement des bancs de sable et de la force de la houle : c’est le fameux courant de baïne.

ON parle donc d’un phénomène naturel, mécanique qu’il suffit de comprendre pour ne pas en être victime.

Règle # 1 : l’observation

  • Distinguer le banc de sable de la baïne ? Dû à une profondeur plus importante, les ondes venues du large (trains de houle/ground swell en anglais) ne déferlent pas dans la baïne alors que sur le banc de sable il y a myriade de mousses : c’est là qu’il faut se baigner, si la baignade n’est pas surveillée. La baïne est donc une zone sans vagues (en général, mais encore une fois cela dépend de la taille de la houle), qui peut ressembler à une piscine, mais qui est loin d’être une zone calme. C’est un faux ami pour le profane qui pense que c’est une zone sans danger parce que sans vague. Mais c’est aussi une aubaine pour les surfeurs qui se servent du courant pour aller au large se positionner au pic sans trop d’effort.
  • Présence de courant au large ? Si personne n’est à l’eau, c’est mauvais signe. Don’t go si vous n’avez pas une connaissance de l’environnement côtier landais. Si vous voyez des surfeurs au line up (là où les vagues commencent à déferler) “infuser” au large sans bouger, il n’y a à priori pas de courant. Si au contraire vous les voyez ramer par intermittence, “méfiat” (prudence) comme on dit ici, il y a certainement du courant nord-sud en général. Enfin, si les surfeurs rament sans arrêt, le courant est fort. Le courant du large n’est pas vraiment un problème, à part pour les épaules, car ce courant vous déplacera forcément en face d’un banc de sable plus au sud, ticket retour au bord dans la mousse.

Règle # 2 : prise de repères sur la plage et conduite à tenir

  • Prendre un point de repère fixe, évitez vos affaires personnelles (les sauveteurs parlent du syndrôme de la serviette) et préférez une bosse, un chemin dans la dune ou un bout de bois sur la plage.

Règle # 3 : pas de panique !

  • Rester calme, respirer profondément : la panique c’est le cerveau qui se met en mode survie et comme on n’est pas des poissons, on ne pense qu’à sortir de l’eau et évidemment on fait l’opposé de ce qu’il faut : on s’excite dans l’eau. Résultat, on consomme plus d’oxygène car le cœur accélère, on a l’impression d’étouffer, on boit la tasse, c’est le début de la noyade.
  • Demander assistance en levant un bras et en pliant l’avant bras d’une façon robotique (pas de coucou avec la main). 
  • Regarder autour, repérer le blanc des mousses et nager dans leur direction. C’est votre taxi jusqu’au bord. Si vous êtes fatigué(e), une fois l’alerte passée, attendez sur le dos en respirant tranquillement, un maître nageur sauveteur ou un surfeur viendra vous porter secours.

Le shore break : une mâchoire très puissante à traiter avec déférence.

C’est une vague de forme plutôt cylindrique, une sorte de mâchoire très puissante qui “ferme” sur peu de fond, souvent marquant l’entrée/sortie d’une baïne.Le shore break doit être traité avec déférence. Pour négocier l’entrée et la sortie du shore break, une fois encore l’observation et l’engagement sont primordiaux.

Règle # 1 : attendre l’accalmie pour entrer

  • Pour entrer à l’eau, attendre l’accalmie pour se jeter sans hésitation et d’une façon dynamique par dessus le rouleau de bord, dès que celui ci est passé, vous pouvez ramer tranquillement vers le pic.

Règle # 2 : le bon moment pour se faire « déposer »

  • Pour la sortie, éviter de partir tête baissée, nose de la planche en avant pour les surfeurs, sous peine de ressortir shampouiné au sable en sortant de l’eau (je vous parle d’expérience) ou pire, de se briser le cou.
  • Attendre le bon moment et faites vous « déposer » droit(e) comme un i par l’onde sans partir avec la lèvre. 
  • Lors d’une sortie « en catastrophe » laisser la planche partir devant et sortir en courant.

Le duo qui rassure : maîtres nageurs sauveteurs et écoles de surf

La côte landaise est un vaste terrain de jeu pour celui et celle qui sait faire preuve d’attention et d’humilité. Toutefois vous ne serez pas seul à faire face aux risques qui peuvent surprendre à certains moments de la marée. L’été, 58 postes de secours assurent des zones de bain surveillées. Près de 500 maîtres-nageurs sauveteurs et plus de 100 écoles de surf font preuve de vigilance et de bienveillance envers les adeptes de la baignade et de sports aquatiques.  Ainsi, patrouilles de maîtres nageurs et écoles de surf veillent conjointement à la sécurité de la côte landaise.

La NSXL Académie : dans les Landes, une escouade de watermen et women à notre service

En 2025/2026 et 2027, financé en grande partie par le Conseil Général du département des Landes , le Syndicat Mixte de Gestion des Plages Landaises a mis en place un  dispositif de vigilance des plages, toute l’année et sur toute la côte Landaise, depuis Tarnos jusqu’à Mimizan en passant par Hossegor et Seignosse.

Des missions variées et utiles

En binôme, les maîtres nageurs/nageuses sauveteurs/sauveteuses sillonnent les plages landaises pour assurer, avant l’ouverture des postes de secours, une sécurité minimale et éviter les imprudences et les inconsciences, mais leur travail va bien au delà.

  • sécurité et de surveillance,
  • interventions auprès des scolaires pour expliquer leur métier,
  • sensibilisation aux premiers secours et à l’importance de faire de l’activité physique.
  • dans notre société individualiste et ultra connectée, ces interventions sont autant de parenthèses pour en sortir,
  • éveil d’une vocation ?

Des ateliers pratiques ouverts à tous

Cette escouade de professionnels de l’océan et du secourisme proposent pour le citoyen lambda, des ateliers terrain, deux fois par semaine le mercredi et le dimanche. Ces sessions in situ sont ouvertes à tous et ont pour but de :

  • Faire découvrir le milieu aquatique spécifique à la côte landaise, aux locaux ou aux vacanciers de passage;
  • Éduquer aux gestes de premiers secours et savoir porter assistance à une personne en difficulté quand on se balade sur la plage mais également savoir quand ne pas y aller pour éviter le sur accident;
  • Avoir une première expérience en sauvetage aquatique pratiqué en club, pour ensuite s’y licencier;
  • Encadrer les jeunes postulants au stage mer qui chaque année passent cette épreuve exigeante pour exercer l’été sur nos plages;
  • Donner ou redonner confiance à des personnes qui souhaitent surmonter leur appréhension des vagues;
  • Encourager la pratique régulière d’une activité physique intense et ludique, dans une ambiance détendue qui mélange jeunes et moins jeunes, en s’adaptant au rythme de chacun(e).

Bref, leurs compétences et leur enthousiasme sont à disposition de tous les publics et je profite de cet “article” pour saluer cette bonne initiative et l’implication, le professionnalisme et l’enthousiasme des intervenant(e)s de la NSXL académie.

L’école de surf Natural Surf School : pour les surfeurs en devenir

Apprendre à surfer dans une école de surf landaise

Prendre des cours à Natural Surf School c’est : 

  • Découvrir et comprendre le milieu côtier;
  • Ressentir l’incomparable sensation de glisse (cours débutant) et pour la minorité, poursuivre sa progression sur la longue route à la fois frustrante et exaltante du surf riding;
  • Acquérir une culture surf qui permet de se comporter avec respect au line up.

Au-delà de ces objectifs, entre début mai et fin septembre, les cabanes écoles de surf telle que la Natural Surf School installée sur la plage des Casernes à Seignosse, servent de vigie pour le public de passage hors saison. Le moniteur autant que le “free” surfeur peut porter assistance à une personne en difficulté dans l’océan.

Ce duo complémentaire sauveteur/surfeur assure à tous des vacances en toute sécurité sur la côte landaise. N’hésitez pas, venez vous amuser dans les vagues, baigneurs et/ou surfeurs !

Au plaisir de vous accueillir.

Claire

NB : pardon pour tous les guillemets, longueurs, lourdeurs, alternance de registres de langue et autres fautes d’orthographe, ce texte est IA free ;-)
Cet article a pour objet de sensibiliser, de dédramatiser les phénomènes côtiers spécifiques aux Landes et de valoriser l’initiative NSXL, mais il n’est pas totalement désintéressé car en plus, il devrait favoriser le référencement de l’école de surf Natural Surf School dans la course effrénée à la visibilité numérique. J’aime la transparence.